mardi 17 avril 2007

Kyoto : 3ème jour et fin. Mardi 17 avril

Plus que quelques heures à Kyoto. Avec Sophie, nous profitons de ce temps précieux pour une ultime visite pendant que les hommes font du shopping dans l’immense centre commercial de la Gare centrale. Bien nous en a pris, nous découvrons à quelques mètres de l’hôtel un sanctuaire peu touristique et très intéressant. Construit à l’emplacement de l’ancienne porte Sud de Kyoto, ce sanctuaire se compose de plusieurs temples d’époques différentes. Notons simplement qu’il devait, à l’origine, servir à protéger la ville. Détruit en parti par le feu, il fut reconstruit en 1643. Les pavillons sont de styles et de couleurs différentes. On sent néanmoins très nettement l’influence de l’art indien, particulièrement dans la statuaire et les compositions architecturales. La grande pagode de cinq étages est un des joyaux de Kyoto. Protégée comme un bunker avec des barbelés, nous ne pourrons pas la visiter. Nous resterons néanmoins quelques instants dans le parc pour contempler sa hauteur, 57 mètres ; ce qui fait de cette pagode la plus haute du Japon !

11h30 : L’heure du rappel a sonné. Nous nous retrouvons tous à la gare pour prendre l’expresse Ouest, direction Kanazawa. Les membres du club nous attendent à la gare pour nous conduire à l’hôtel. Nous y passerons le reste de la journée. Programme de détente et de récupération : lessive ou cartes postales pour certains, exploration de la ville pour d’autres…. La journée se finit et notre récit aussi. A demain.

Kyoto : 2ème jour- lundi 16 avril


Des images encore plein les yeux des merveilles d’hier, nous emboîtons le pas dès 9h30 à la poursuite des chefs d’œuvres de cette ville mythique. Nous ne serons pas déçu car la journée a été riche de découverte. Malheureusement, deux jours n’ont pas suffi à notre curiosité et bien des richesses méritaient que l’on s’attarde plus longtemps. Bon, disons le franchement, nous reviendrons c’est sûr. Kyoto, 5ème ville du Japon, compte environ 1 500 000 habitants ; elle est la ville la plus visitée avec ses 700 000 étrangers chaque année. Si la ville a perdu son poids politique et administratif, elle n’en demeure pas moins la capitale artistique et religieuse du Japon. Comme Sophie le soulignait, nous avons été déçu en arrivant à la gare mais l’exploration des vieux quartiers et des multiples temples et sites a changé notre vision pour longtemps, je pense.La journée commence fort avec la visite de l’ancien château Nijo, construit en 1603 par le Shogun Ieasu Tokugawa, pour asseoir son autorité et affaiblir celle de l’Empereur. Il fait appel, comme nos princes à la même époque, aux meilleurs architectes, peintres et jardiniers du Japon. L’ensemble est constitué d’un double carré mis en abyme, au centre desquels se situe la demeure principale. Les bâtiments annexes sont agencés de manière à former une cascade, savant jeu géométrique des formes empruntées à la nature. Nous avons donc franchi une succession d’impressionnantes enceintes fortifiées avant d’arriver au cœur du jardin. Dans certains pavillons, nous découvrons quelques splendeurs de la peinture (Ier période d’Edo) et nous restons ébahis devant les panneaux coulissants des différentes chambres et pièces de réceptions (scènes de chasses, fleurs, oiseaux…). Jean-Marie envisage alors de rénover son intérieur pour un style plus japonais.
11h30 : le programme de la journée est chargé et nous décidons de nous diriger vers le Palais Impérial. Notre intuition fut bonne car l’entrée de ce « sanctuaire », trésor national, nécessite un court passage par le poste de police, situé à quelques mètres. Ainsi nous montrons patte blanche pour obtenir des autorités une autorisation d’accès. La visite guidée commence à 14h nous avons le temps de nous arrêtez quelques instants et de grignoter une soupe avec des nouilles dans le jardin du Palais. Très ponctuels, nous démarrons la visite en anglais, impatient de découvrir les richesses cachées de ce palais impérial. Au fur et à mesure de la visite, nous ne cachons pas notre émerveillement devant certains détails de l’architecture ou dans les multiples parcs du palais, malheureusement la foule du groupe nous gâche une grande partie du plaisir et nous ne verrons pas les trésors si attendus et si bien cachés…

En sortant, nous restons ainsi un peu sur notre faim. Ce n’est pas grave, nous fonçons vers les quartiers Nord-Ouest de la ville, visiter un autre site célèbre, celui de Ryoan-ji. Fondé en 1450 par Katsumoto (1430-1473), ce temple est surtout célèbre pour son jardin zen de style « Kare-sansui » (« eau de montagne asséchée »). Surprise, le jardin est totalement minéral. Il s’agit d’un jardin méditatif encadré par une enceinte rectangulaire ouvert sur un corridor. Le parterre se compose de petits cailloux sur lesquels sont disposés quinze gros rochers de taille différente mis en place de telle manière que seuls quatorze d’entre eux ne soient visibles, quelque soit l’angle de vue. Ce jardin est une invitation à la méditation et à la rêverie. Là aussi, la horde de touristes nous fait fuir.

Nous finissons la journée dans les quartiers centraux de Kyoto, entre les stations Gion et Kawaramachi. Au programme : shopping et recherche d’un lieu pour le dîner. Jean-Marie et Said nous ont trouvé un restaurant unique, au menu unique composé d’une bière (50 cl uniquement) et d’une galette/pizza japonaise (plat unique) bien dosé en gingembre !! Après ce bon repas, direction l’hôtel pour une nuit de sommeil bien mérité.

Kyoto : Ier jour, dimanche 15 avril












Dimanche 15 avril, à 9h, nous prenons le train depuis Hakusan pour rejoindre Kyoto. Pendant le voyage en train, nous pouvons contempler les rizières, les montagnes, les nombreuses constructions de part et d’autres des voies, ainsi que le plus grand lac du Japon, le lac Biwa que nous longeons.
Après 2h30 de train nous arrivons à Kyoto. La gare est un bâtiment récent, inauguré en 1997, présentant de grandes hauteurs ; les couleurs sont noires, mais le volume créé est très agréable. Après avoir déposé nos bagages à notre hôtel situé non loin de la gare, nous prenons la direction du centre de Kyoto, situé au nord de la gare. A l’office du tourisme on nous indique les quartiers anciens de la ville ; nous sommes d’ailleurs surpris dans un premier temps par cette ville très bruyante, très encombrée par les voitures, et aux bâtiments récents et assez tristes. Mais assez vite, en allant vers l’est de la ville, nous découvrons une des parties anciennes de la ville ; le premier temple que nous visitons est celui de Sanjusangendo, (sanjusan = 33 ) en référence aux 33 baies s’ouvrant vers l’extérieur. La foule des touristes nous surprend, car jusque là, lors de notre voyage, nous avons essentiellement visité des sites peu touristiques quoique fort intéressants. Ce temple, construit en 1164 puis reconstruit en 1266 après avoir brûlé, comporte à l’intérieur un grand Bouddha entouré de 1001 statues de la kannon, déesse bouddhiste de la Compassion. On a également pu voir 28 dieux gardiens.


Nous avons poursuivis notre découverte de la ville à pied, en direction du nord. Un immense cimetière s’est présenté sous nos yeux, qui comportait environ 10 000 tombes, très serrées entre elles. Après avoir longé ce cimetière, nous sommes arrivés à un immense temple, Kiyomizudera où les touristes là encore étaient fort nombreux ! Ce temple, érigé en 798 est l’emblème de la ville. Les bâtiments que nous avons pu voir datent de 1633. C’est une véritable balade que nous avons faite parmi ces différents temples très spectaculaires.


Puis nous avons quitté le temple pour suivre un itinéraire dans les vieux quartiers de Kyoto. Nous avons flâné dans les différentes boutiques avant d’arriver au parc Maruyama-koen, très célèbre à Kyoto pour son très vieux et immense cerisier pleureur, shidarezakura, l’un des plus beaux paysages de Kyoto parait-il. Et comme à Tokyo, nous avons retrouvé de nombreux jeunes pique-niquant au sol pour célébrer Hanami, les cerisiers en fleur. Nous avons déjeuné à deux pas du beau cerisier dans un petit restaurant type guinguette, à genou autour de petites tables éclairées par une multitude de lampions.